Souvenirs et hommages de ceux et celles qui ont connu Carmen Coulombe — famille, collègues artistes, anciens étudiants et commissaires. Leurs mots dessinent le portrait d'une femme généreuse, engagée et profondément humaine.
Carmen a toujours vécu pour son art. Même dans les moments difficiles, elle trouvait dans la création une force et une sérénité qui rayonnaient sur tous ceux qui l'entouraient. Sa générosité était sans limites.
Elle nous a appris à voir le monde autrement, à chercher la beauté dans les choses simples. Chaque visite à son atelier était une aventure — les encres, les papiers, les presses, tout ce monde de création qui l'animait.
Carmen était une pionnière. Quand nous avons fondé l'ARG ensemble en 1972, elle était animée d'une conviction profonde : l'estampe méritait ses propres lieux de création. Elle a été la première à exposer chez nous, et son énergie a donné le ton pour tout ce qui a suivi.
Ce qui me frappait chez Carmen, c'était son incroyable maîtrise technique combinée à une sensibilité profonde. Ses gravures en creux avaient une qualité de trait que peu d'artistes atteignent. Elle poussait toujours les limites du médium.
Carmen était une enseignante extraordinaire. Au Conservatoire, elle ne se contentait pas d'enseigner le dessin — elle nous apprenait à voir. Elle avait cette capacité rare de repérer le potentiel de chaque étudiant et de le guider vers sa propre expression.
Ses cours de dessin pour la scénographie étaient parmi les plus exigeants du programme, mais aussi les plus enrichissants. Carmen insistait sur l'observation rigoureuse, sur la main qui apprend en faisant. Des décennies plus tard, ses enseignements continuent de nourrir mon travail.
Vous avez connu Carmen Coulombe ? Vous avez été son étudiant(e), son collègue, ou vous avez été touché(e) par son travail ? Nous aimerions recueillir votre témoignage pour enrichir cette mémoire collective.